Suite au tollé provoqué par l’annonce du Conseil de la concurrence concernant l’ouverture du capital des officines, le ministère de la Santé (MSPS) tente d’apaiser les tensions. Le ministre Amine Tehraoui a reçu, ce 5 mars à Rabat, les représentants des syndicats de pharmaciens.
La rencontre a réuni la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc. Elle s’inscrit dans la stratégie du ministère fondée sur le dialogue institutionnel avec les professionnels de santé.
Selon des sources bien informées, le ministre a tenu à lever toute ambiguïté sur la question de l’ouverture du capital des pharmacies. Cette option ne figure pas, à ce stade, parmi les orientations retenues par le ministère de la Santé et de la Protection sociale.
Les échanges ont principalement porté sur la mise en œuvre des engagements inscrits dans l’accord signé le 6 avril 2023 entre le ministère et les représentants de la profession.
Le ministre a également rappelé que toute évolution future du cadre réglementaire se fera dans une approche concertée. Les organisations professionnelles seront associées à toute réflexion susceptible d’affecter l’équilibre du secteur.
Le calme après la tempête ?
La réunion intervient dans un contexte marqué par les discussions entre les syndicats de pharmaciens et le Conseil de la concurrence autour de l’organisation du marché du médicament.
Toujours selon ces mêmes sources, les avis rendus par le Conseil de la concurrence s’inscrivent dans son rôle consultatif. Ils visent à enrichir le débat public sur l’évolution du secteur pharmaceutique. Ces recommandations ne présentent pas de caractère contraignant.
Le ministère affirme poursuivre une réforme globale du secteur, fondée sur la concertation et la recherche d’un équilibre entre les différents acteurs de la chaîne du médicament.
Les autorités rappellent que les pharmaciens constituent l’un des maillons les plus sensibles de cette chaîne. La réforme vise donc à préserver leurs acquis tout en garantissant la stabilité du marché et la sécurité du médicament.
Plusieurs sujets aujourd’hui débattus font l’objet d’échanges réguliers depuis plus d’un an entre le ministère et les syndicats. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre du dossier revendicatif encadré par l’accord du 6 avril 2023.
Le ministre a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre progressive de cet accord. L’objectif reste de répondre aux préoccupations des pharmaciens et de consolider la place de la profession dans le système de santé.

