Le brevet du sémaglutide arrive à expiration en Inde. Plusieurs laboratoires locaux s’apprêtent à lancer des versions génériques. Les prix pourraient chuter fortement, avec des conséquences sur l’accès, mais aussi sur les usages.
Plus de 40 laboratoires indiens prévoient de lancer plus de 50 marques dans les prochaines semaines. Parmi eux figurent Sun Pharma, Dr. Reddy’s, Lupin ou encore Zydus. Cette multiplication des offres devrait transformer en profondeur l’accès à ces traitements, jusqu’ici limités à une minorité de patients.
Les prix pourraient chuter de manière significative. Les premières estimations évoquent une baisse de 50 à 60 %. Le coût mensuel pourrait passer de 11.000 roupies à moins de 3.000 roupies, voire davantage à mesure que la concurrence s’intensifie. Cette évolution élargit l’accès à des populations jusque-là exclues pour des raisons financières.
Cette ouverture du marché soulève aussi des questions sanitaires. La diffusion rapide de nombreuses marques peut compliquer le travail des prescripteurs. Certains observateurs évoquent un risque de mésusage, notamment en dehors d’un cadre médical strict. L’usage à visée esthétique ou non encadrée pourrait se développer dans les zones urbaines.
Le rôle des médecins reste central dans ce contexte. Le choix des traitements dépendra de la confiance accordée aux différentes marques. La qualité des produits, la régularité d’approvisionnement et les dispositifs d’administration feront la différence. À moyen terme, seuls les acteurs capables de garantir des standards élevés devraient s’imposer sur ce marché en pleine mutation.

