Le Maroc se classe 112e sur 147 pays dans le World Happiness Report 2026 (WHR 2026). Le royaume ne recule plus, mais ne progresse pas non plus. Les données mettent en lumière des enjeux liés au bien-être, aux attentes sociales et aux usages numériques.
Le rapport, élaboré par le Wellbeing Research Centre de l’Université d’Oxford, évalue la perception de vie des populations. Il croise plusieurs indicateurs, dont la santé, les revenus, la liberté individuelle et la confiance dans les institutions. L’objectif consiste à mesurer le bien-être au-delà des seuls critères économiques.
À l’échelle régionale, le Maroc se situe en bas du classement. Il arrive derrière plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, dont l’Algérie et la Tunisie. Il devance toutefois l’Égypte, la Jordanie et le Liban.
Le rapport met aussi en avant une évolution générationnelle. Les jeunes déclarent aujourd’hui un niveau de satisfaction plus faible qu’il y a quinze ans. Cette tendance dépasse les frontières nationales. Elle renvoie à des pressions économiques, sociales et professionnelles qui pèsent sur cette population.
Les usages numériques apparaissent comme un facteur à surveiller. Une consommation passive des réseaux sociaux s’accompagne souvent de stress et de symptômes dépressifs. Le Maroc affiche un taux d’utilisation intensive plus faible que d’autres pays de la région. Ce niveau limité ne suffit pas à compenser les déterminants sociaux du bien-être.
Dans ce contexte, la situation du Maroc traduit une stagnation. Les indicateurs ne montrent ni amélioration nette, ni dégradation récente. Le ressenti des populations reste influencé par plusieurs facteurs, dont les conditions de vie, les attentes sociales et les transformations numériques.

