À l’occasion de la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire, les indicateurs au Maroc restent préoccupants. Caries, maladies des gencives et accès limité aux soins persistent. Les données disponibles confirment une forte prévalence dès l’enfance.
La santé bucco-dentaire au Maroc reste marquée par une forte prévalence des caries. Environ 72 % des enfants de 12 ans sont concernés. Ce taux dépasse 80 % chez les adolescents, selon les dernières données communiquées.
Chez les adultes, la situation est encore plus marquée. Près de 98 % présentent des antécédents de caries. Une part importante de ces lésions reste non traitée. Ces chiffres traduisent une exposition précoce aux facteurs de risque. Ils montrent aussi des limites dans les stratégies de prévention.
Des maladies parodontales largement répandues
Les maladies des gencives concernent une part importante de la population. Près de 20 % des adultes présentent des formes sévères de maladies parodontales.
L’hypersensibilité dentaire touche plus d’un Marocain sur deux. Ces troubles affectent la qualité de vie et peuvent entraîner des complications.
Les infections buccales restent fréquentes. Elles peuvent évoluer vers des pertes dentaires en l’absence de prise en charge adaptée.
Un accès aux soins encore limité
L’offre de soins dentaires reste insuffisante dans le secteur public. Le ratio est estimé à un dentiste public pour environ 148.000 habitants. Le secteur privé assure une grande partie des consultations. Les coûts constituent un frein pour de nombreux patients.
Les inégalités territoriales persistent. L’accès aux soins reste plus difficile dans les zones rurales et périurbaines.
La consommation de sucre reste élevée, notamment chez les enfants. Elle constitue un facteur majeur dans le développement des caries.
Les habitudes d’hygiène bucco-dentaire restent irrégulières. Le brossage quotidien et les visites de contrôle ne sont pas systématiques. Le recours aux soins intervient souvent tardivement. De nombreux patients consultent uniquement en cas de douleur.
Une priorité encore sous-estimée
La santé bucco-dentaire reste peu intégrée dans les parcours de soins. Pourtant, elle influence directement la santé générale. Les infections buccales peuvent aggraver certaines maladies chroniques. Elles affectent aussi la nutrition et le bien-être.
Les stratégies et actions de santé publique intègrent progressivement cette dimension. Elles reposent sur l’éducation, la prévention et le renforcement de l’offre de soins.
La situation appelle une action coordonnée. L’amélioration des indicateurs dépendra de l’engagement des professionnels, des institutions et de la population.

