À l’occasion d’Octobre Rose, l’Institut Pasteur du Maroc réaffirme son engagement dans la lutte contre le cancer du sein, première cause de mortalité par cancer chez la femme.
L’institution concentre ses efforts sur la prévention, le dépistage et la recherche, notamment contre le cancer du sein triple négatif (CSTN), l’une des formes les plus agressives.
Contrairement à d’autres tumeurs mammaires, le CSTN ne présente ni récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone) ni protéine HER2. Cette absence prive les patientes de traitements ciblés comme l’hormonothérapie ou les thérapies anti-HER2. Représentant entre 10 et 15 % des cas, ce cancer touche majoritairement des femmes jeunes et évolue rapidement, rendant sa prise en charge plus complexe.
Pour y faire face, le Département de Recherche de l’Institut Pasteur du Maroc mène un projet innovant combinant biologie moléculaire et technologie numérique. La première phase consiste à analyser le profil génétique des tumeurs par séquençage à haut débit, afin de mieux comprendre leurs mutations et de développer des traitements personnalisés.
La seconde s’appuie sur l’intelligence artificielle pour identifier de nouvelles molécules thérapeutiques. L’objectif est de stimuler la réponse immunitaire et de freiner la croissance tumorale, en ciblant notamment les protéines PD-1 / PD-L1, essentielles dans les approches modernes d’immunothérapie.
Par cette initiative, l’Institut Pasteur du Maroc veut ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces et accessibles pour les patientes marocaines et africaines. En ce mois d’Octobre Rose, il rappelle que la prévention et la recherche demeurent les leviers les plus puissants pour sauver des vies.

