GST Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : Aziz Akhannouch préside le premier conseil d’administration

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé samedi 28 juillet le premier conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.

La réunion s’est tenue au CHU Mohammed VI, en présence du ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, du wali de la région, de Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences (MIEPEEC), le Haut-Commissaire au Plan, Chakib Benmoussa ainsi que de plusieurs responsables sanitaires et acteurs territoriaux.

Ce GST est le tout premier à voir le jour dans le cadre du nouveau modèle de gouvernance sanitaire prévu par la loi 08.22. Il s’agit d’un projet pilote, appelé à être reproduit dans d’autres régions du pays. L’objectif est clair : améliorer l’organisation de l’offre de soins à l’échelle régionale en assurant une meilleure coordination entre les structures de santé de premier, deuxième et troisième niveaux.

Lors de cette première séance, le programme d’action 2025, le budget et l’organigramme du groupement ont été adoptés. Doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, le GST pourra planifier ses investissements en fonction des besoins locaux, contractualiser avec les établissements de santé de la région et piloter sa propre carte sanitaire.

Cette approche territorialisée rompt avec le fonctionnement centralisé du système de santé tel qu’il existe depuis des décennies. Elle ambitionne de rapprocher les soins des citoyens, de fluidifier les parcours de prise en charge et de réduire les inégalités entre les régions.

Le lancement du GST de Tanger s’inscrit dans le cadre d’un chantier national plus large. Le ministère de la Santé a engagé depuis 2022 une réforme profonde du secteur : généralisation de la couverture médicale, rénovation de plus de 1 400 centres de santé, recrutement massif de personnel médical et paramédical, et mise à niveau des infrastructures.

Ce projet pilote dans la région du nord devra démontrer que cette nouvelle gouvernance, plus souple et plus proche du terrain, permet une meilleure efficacité des services et une réponse plus juste aux besoins de santé des populations.

Il marque un tournant dans la façon dont le Maroc conçoit la gestion de son système de soins : moins centralisé, plus intégré, et résolument tourné vers l’équité territoriale.

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