Animaux errants : la Chambre des représentants adopte le projet de loi n°19.25

La Chambre des représentants a adopté, lundi, le projet de loi n°19.25 relatif à la protection des animaux errants et à la prévention des dangers qu’ils peuvent représenter. Ce texte vise à doter le Maroc d’un cadre juridique dédié à la gestion des animaux errants, à la protection de leur bien-être et à la réduction des risques sanitaires pour la population.

Le projet de loi a été adopté à la majorité, avec 74 voix pour, 21 abstentions et aucune opposition. Présenté par le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, au nom du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, le texte s’inspire des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) ainsi que de plusieurs expériences internationales en matière de santé et de bien-être animal.

Comme Santé Mag l’expliquait lors de l’examen du texte par la Commission des secteurs productifs, le projet de loi prévoit notamment un système national de déclaration et d’identification des animaux, la création d’une base de données dédiée, ainsi que l’encadrement des centres de prise en charge et de refuge des animaux errants. Il définit également les obligations des propriétaires et détenteurs d’animaux et instaure un régime de sanctions destiné à mieux encadrer leur gestion.

Le futur dispositif précise aussi les autorités chargées de constater les infractions et fixe un délai de deux ans avant l’entrée en vigueur de la loi. Cette période doit permettre l’adoption des textes réglementaires et la mise en place des moyens nécessaires à son application sur l’ensemble du territoire.

Cette réforme intervient alors que la gestion des animaux errants demeure un sujet de santé publique au Maroc. Chaque année, plus de 100.000 personnes reçoivent un traitement antirabique après une exposition à un animal potentiellement infecté, tandis que la rage continue d’entraîner plusieurs dizaines de décès humains. À travers ce nouveau cadre juridique, les autorités ambitionnent de mieux concilier protection animale, prévention des maladies et sécurité des citoyens.

spot_imgspot_img
0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
22,800AbonnésS'abonner