Le ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, a lancé, ce 30 mars, un projet pilote de modernisation du système d’aide médicale urgente (SAMU) dans la région de Rabat-Salé-Kénitra.
Le projet s’inscrit dans la dynamique impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à améliorer l’accès aux soins d’urgence et à renforcer la qualité des interventions sur le terrain à travers le Maroc.
Le dispositif repose sur la création d’équipes dédiées au Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) dans les provinces. L’objectif est de réduire les délais d’intervention et d’améliorer la prise en charge des situations critiques.
Seize équipes seront réparties dans les principales villes de la région, notamment Rabat, Salé, Témara et Kénitra. Ce déploiement permet de rapprocher les secours des populations.
Des moyens renforcés pour gagner en efficacité
Le projet introduit un système d’information intégré. Il permet de suivre les appels en temps réel et d’optimiser la régulation médicale.
Les équipes reçoivent des missions détaillées avec les informations essentielles sur les patients. Des protocoles standardisés encadrent chaque intervention.
Les ambulanciers bénéficient d’un suivi continu, depuis le déclenchement de la mission jusqu’à sa clôture.
Le ministère renforce les ressources humaines et lance des programmes de formation continue. L’objectif est d’améliorer les compétences et la réactivité des équipes.
Vingt-six ambulances ont été équipées et modernisées. Elles permettent d’assurer une prise en charge dès le transport.
Les centres d’appels montent en puissance. Leur capacité passe de deux à huit postes, ce qui réduit les délais de réponse.
Vers des urgences spécialisées et mieux coordonnées
Le numéro national « 141 » est désormais opérationnel. Il centralise les appels et facilite l’orientation des patients. Des régulateurs médicaux ont été recrutés pour gérer les flux d’appels. Cette organisation permet de traiter plusieurs urgences simultanément.
Le projet prévoit le développement de filières spécialisées, notamment en cardiologie, neurologie et pédiatrie.
Les moyens de transport seront adaptés aux besoins de chaque spécialité. Des protocoles spécifiques encadreront la prise en charge. La télémédecine sera renforcée pour améliorer la coordination entre les établissements de santé.
Ce projet constitue une première étape. Il doit permettre de tester un nouveau modèle d’organisation des urgences. Le ministère vise une généralisation progressive à l’échelle nationale. L’enjeu est d’améliorer la rapidité, la coordination et la qualité des soins d’urgence.
À terme, le Maroc ambitionne de se doter d’un système plus réactif, capable de répondre efficacement aux situations critiques.

