Le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) et l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS) ont lancé, ce 31 mars à Rabat, la plateforme numérique « TARKHISS ». La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre de la santé, Amine Tehraoui, en présence d’acteurs institutionnels et de professionnels du secteur pharmaceutique.
Cette plateforme s’inscrit dans la transformation du système de santé, avec une digitalisation progressive des procédures administratives. Elle intervient dans un contexte où les exigences de transparence et de traçabilité se renforcent dans la régulation des produits de santé.
Les opérateurs du secteur évoquent régulièrement des délais longs et des circuits complexes. Le traitement des dossiers manque parfois de visibilité, notamment sur les étapes et les délais. TARKHISS vise à centraliser ces démarches dans une interface unique, accessible en ligne.
La plateforme permet de déposer les dossiers, suivre leur avancement et accéder aux autorisations. Elle couvre la déclaration d’activité, l’enregistrement des produits, le renouvellement des certificats et les autorisations d’importation. Les échanges entre l’administration et les opérateurs passent désormais par un canal digital structuré.
Dans son intervention, le ministre a mis l’accent sur l’évolution attendue du système. « Nous savons que notre système doit évoluer dans ses délais, dans sa lisibilité et dans ses pratiques », a déclaré Amine Tehraoui. Il a également insisté sur la nécessité d’un cadre plus transparent, avec des règles explicites pour l’ensemble des acteurs.
Le déploiement démarre avec les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, un secteur qui regroupe près de 3.500 opérateurs. Cette phase permet de tester le dispositif avant une extension progressive aux médicaments et aux autres produits de santé, selon le calendrier de l’AMMPS.
La plateforme intègre des outils d’analyse pour faciliter le traitement des dossiers et standardiser les procédures. Elle introduit un suivi en temps réel et une traçabilité des décisions. Ce dispositif modifie l’organisation des échanges entre l’administration et l’industrie, avec des exigences accrues en matière de conformité et de structuration des dossiers.

