Le 12ᵉ congrès du Groupe d’Étude et de Recherche en Cancérologie Thoracique (GERCT) s’est tenu le 24 février 2024 à Marrakech, réunissant plus de 150 spécialistes marocains et internationaux. Objectif : faire le point sur les évolutions cliniques et scientifiques majeures dans la lutte contre les cancers thoraciques, en particulier le cancer du poumon, première cause de décès par cancer chez l’homme au Maroc.
Pneumologues, oncologues, radiologues, chirurgiens, médecins nucléaires et anatomo-pathologistes ont partagé leurs travaux sur les nouvelles approches de diagnostic, notamment l’écho-endoscopie bronchique, aujourd’hui incontournable pour une localisation précise des lésions pulmonaires.
Parmi les thématiques phares : les analyses moléculaires des cancers bronchiques pour orienter la thérapie ciblée, mais aussi la mise à jour des protocoles de traitement du mésothéliome, cancer rare mais agressif souvent lié à une exposition professionnelle à l’amiante.
L’appel à une politique de dépistage organisée
Le congrès a insisté sur l’importance du dépistage précoce du cancer bronchique, qui reste largement sous-utilisé au Maroc. Le scanner thoracique à faible dose est recommandé chez les personnes âgées de 50 à 74 ans, ayant fumé pendant au moins 20 ans, même de manière discontinue. Cette technique améliore sensiblement le taux de détection à un stade curable, avec un impact direct sur la survie.
Le Pr Abdelkader Tahri, président du congrès, a rappelé les priorités : « Ce rendez-vous annuel est une étape essentielle pour harmoniser nos pratiques et accélérer les progrès. Notre ambition commune reste d’améliorer la survie globale et la qualité de vie des patients ». De son côté, le Dr Abdelhakim Mohammadi, président du GERCT, a souligné le rôle structurant du pneumologue : « Il intervient dès les premiers signes cliniques et reste au cœur du suivi. C’est un acteur clé de la chaîne de soins ».

