Le Maroc durcit l’encadrement du transport des dépouilles, ainsi que des opérations d’inhumation et d’exhumation, à travers un nouvel arrêté conjoint des ministères de l’Intérieur et de la Santé. Ce dispositif vise à renforcer la sécurité sanitaire et l’organisation du secteur funéraire.
Publié au Bulletin officiel n°7482, consulté par Santé Mag, le texte introduit des règles précises destinées à mieux protéger la santé publique et à structurer les pratiques professionnelles liées au transport des corps et aux opérations post-mortem.
L’arrêté instaure une identification normalisée des véhicules funéraires. Les inscriptions autorisées se limitent désormais à la mention « transport des morts » et au nom du propriétaire du véhicule. Toute autre signalétique, notamment à caractère religieux, est désormais exclue.
Le texte prévoit également des éléments distinctifs visuels obligatoires, dont des bandes vertes apposées sur les côtés des véhicules. Cette standardisation vise à harmoniser l’identification du transport funéraire à l’échelle nationale.
Des normes renforcées pour le transport funéraire et les exhumations
Sur le plan technique, les véhicules doivent répondre à des exigences sanitaires strictes. Ils doivent disposer d’un compartiment dédié, facilement lavable et désinfectable, ainsi que d’un système de réfrigération adapté à la durée du transport.
Les vitres doivent être teintées et non ouvrables, tandis qu’un brancard lavable conforme aux dimensions minimales est exigé. La désinfection du véhicule après chaque utilisation devient également une obligation réglementaire.
Le nouveau cadre prévoit aussi un contrôle médical périodique des conducteurs et renforce les exigences de formation du personnel. Les intervenants doivent respecter des protocoles précis en matière d’hygiène, de sécurité et de dignité des défunts.
S’agissant des exhumations, le texte introduit des délais différenciés selon la cause du décès, notamment en cas de maladies infectieuses ou à risque sanitaire élevé. Des mesures de protection renforcées sont imposées, incluant équipements adaptés, sécurisation du périmètre et désinfection du site.
À travers cet encadrement renforcé, les autorités entendent améliorer la qualité des services funéraires, réduire les risques sanitaires et aligner les pratiques nationales sur des standards techniques et organisationnels plus rigoureux.

