Une nouvelle approche non invasive est en cours d’évaluation pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). La société HistoSonics a annoncé les premiers patients traités dans l’essai clinique WOLVERINE, mené à Hong Kong. Cette étude explore l’utilisation d’un système basé sur l’histotripsie, une technologie qui utilise des ultrasons focalisés pour détruire les tissus ciblés sans incision.
L’hypertrophie bénigne de la prostate est l’une des pathologies urologiques les plus fréquentes chez l’homme. Elle touche environ un homme sur deux après 50 ans, et jusqu’à 80 % après 80 ans. Les traitements actuels reposent sur des médicaments ou des interventions chirurgicales, parfois associées à des effets secondaires et à des délais de récupération.
Le système Edison repose sur l’histotripsie, une technique qui fragmente les tissus de manière mécanique grâce à des ultrasons focalisés. Contrairement aux approches thermiques, il n’utilise pas la chaleur. La procédure est guidée par imagerie et vise à cibler précisément les zones à traiter, avec une intervention sans incision.
L’essai WOLVERINE est une étude de faisabilité, prévue pour inclure une vingtaine de patients. Les premiers résultats porteront sur la sécurité de la technique. Les participants seront suivis dans le temps afin d’évaluer l’efficacité du traitement et ses effets indésirables.
À ce stade, cette approche reste expérimentale. Si les résultats se confirment, elle pourrait offrir une alternative aux traitements invasifs. Elle s’inscrit dans une tendance plus large vers des interventions moins lourdes, avec une récupération plus rapide et une réduction des complications.

