Réuni lundi 25 mai à Agadir sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le premier conseil d’administration du Groupement sanitaire territorial (GST) de Souss-Massa a fixé les premières bases opérationnelles de cette nouvelle organisation régionale de santé. Les autorités ont confirmé une mise en service du dispositif à partir du mois d’août 2026.
Cette première réunion, qui s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, a permis d’adopter plusieurs textes structurants liés au fonctionnement du groupement.
Les membres du conseil ont validé le budget 2026, le plan d’action couvrant les deux prochaines années ainsi que l’architecture organisationnelle du GST. Le statut encadrant les professionnels de santé appelés à intégrer cette nouvelle structure a également été approuvé.
À travers ce modèle, le gouvernement veut réorganiser l’offre de soins autour d’une gouvernance régionale plus intégrée. Lors de son intervention, Aziz Akhannouch a plaidé pour une meilleure articulation entre les centres de santé, les hôpitaux et les structures universitaires afin de limiter les ruptures dans la prise en charge des patients et améliorer l’accès aux soins dans les territoires.
Les responsables ont également insisté sur le rôle du Centre hospitalier universitaire Mohammed VI d’Agadir dans cette future organisation sanitaire. Ouvert en 2025, l’établissement compte 867 lits et dessert près de trois millions d’habitants.
Le CHU d’Agadir figure aussi parmi les premiers établissements africains à intégrer la chirurgie robotique mini-invasive en trois dimensions. En parallèle, les autorités ont annoncé le démarrage prochain du chantier de réhabilitation du Centre hospitalier régional Hassan II d’Agadir, dont la capacité atteindra 450 lits.
Le directeur général du GST Souss-Massa, Tarik El Harithi, a présenté les principaux axes médicaux, financiers et organisationnels du projet. Les échanges ont notamment porté sur le développement de la médecine de famille, la coordination des parcours thérapeutiques, la formation continue des professionnels de santé ainsi que la future mise en place d’un système d’information régional destiné à améliorer le suivi des patients et la gestion des établissements sanitaires.

