Le groupe pharmaceutique Bayer confirme son engagement au Maroc, où il est actif depuis 65 ans. Son usine de Casablanca, inaugurée en 2005, fêtera ses 20 ans en 2025. Elle est aujourd’hui l’une des plus modernes du groupe dans la région.
Lors d’une rencontre tenue à Casablanca, ce 24 septembre, Uwe Dalichow, Head of Region EMA et responsable Moyen-Orient et Afrique du Nord, a rappelé la vision du groupe. « La santé pour tous, maintenant !« . Une phrase qui résume l’ambition globale de Bayer.
Cette ambition se traduit localement par une coopération active avec les acteurs du secteur. Le groupe collabore avec le Ministère de la Santé, des sociétés savantes et des fédérations professionnelles. Objectif : répondre aux besoins concrets des patients marocains.
Casablanca, point d’ancrage pour 60 marchés
L’usine de Casablanca dessert aujourd’hui 35 pays en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe. Bayer souhaite étendre cette portée à 60 pays dans les prochaines années. Une ambition confirmée par Anas Ziati, Country Manager PH Morocco.
Le Maroc est appelé à devenir un hub industriel et logistique pour Bayer sur l’ensemble du continent. La localisation géographique du pays, ses compétences et ses infrastructures soutiennent cette orientation.
Sur le plan médical, Bayer intervient dans plusieurs domaines thérapeutiques majeurs. L’oncologie, l’hématologie, la neurologie, le diabète ou encore la santé féminine font partie des priorités.
Anas Ziati a souligné un chiffre marquant : 30 % des grossesses au Maroc ne sont pas planifiées. L’accès à la contraception est donc un enjeu majeur pour le groupe. Bayer propose ainsi des produits spécifiques en santé reproductive.
Former, accompagner, sensibiliser
L’entreprise agit également au niveau de la formation continue. Elle organise des congrès, ateliers, et campagnes d’information en lien avec les institutions. L’objectif est de renforcer les compétences du personnel soignant.
Bayer accompagne aussi les patients à travers des programmes d’accès aux soins. « Nous opérons en partenariat avec différentes agences, sans qu’il n’y ait un contact direct entre Bayer et les patients, car nous ne voulons pas nous afficher« , déclare Anas Ziati.
Ces initiatives concernent notamment l’ophtalmologie. Les patients atteints de troubles visuels liés au diabète peuvent bénéficier d’un accompagnement spécifique. L’idée est d’intégrer Bayer sur toute la chaîne, avec le patient au centre.
Concernant la production, seuls certains médicaments sans ordonnance sont fabriqués localement pour le moment. Le reste est importé d’Europe et des États-Unis. Bayer souhaite élargir sa gamme et renforcer les capacités de production nationale.
Souveraineté sanitaire et technologies de santé
Sur la souveraineté sanitaire, Uwe Dalichow reconnaît les efforts accomplis mais estime qu’il reste du chemin. « On peut toujours mieux faire« , dit-il. Il appelle à plus d’investissement en R&D, IA et solutions digitales.
Des outils numériques sont déjà testés dans certains hôpitaux marocains. Ils permettent un diagnostic plus rapide de certaines pathologies. Ces technologies pourraient être déployées plus largement.
Toutefois, le dirigeant reste prudent : « on ne peut pas dupliquer ce qui se fait ailleurs au Maroc, car chaque pays a ses spécificités, mais on peut s’en inspirer pour avancer« .
Avec un modèle centré sur le patient et un ancrage industriel fort, Bayer fait du Maroc un pilier de sa stratégie Afrique-Méditerranée.

