Devant les membres de la Chambre des Conseillers, ce 29 avril, Amine Tahraoui, ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), a présenté les avancées majeures enregistrées dans le cadre de la réforme du système de santé marocain. Des chiffres clés ont été dévoilés, traduisant une dynamique soutenue de transformation du secteur.
À fin 2024, 88 % des Marocains bénéficient d’une couverture médicale, grâce notamment à la migration des ex-bénéficiaires du RAMED vers le régime « AMO-Tadamoun », mais aussi à l’adhésion massive des travailleurs non salariés à la CNSS, estimés à 3,8 millions.
Le réseau hospitalier national s’étoffe progressivement. Plus de 2.100 lits ont été ajoutés dans les hôpitaux publics depuis 2023. De nouveaux établissements ont été ouverts à Tanger, Kénitra et Al Hoceima, tandis que 78 autres projets sont en cours, pour un investissement total de près de 22 milliards de dirhams.
Amine Tehraoui place la santé rurale au cœur de ses priorités. 71 % des centres de santé primaires se trouvent en zone rurale, dont 934 ont été réhabilités. Des unités mobiles de télémédecine sillonnent aujourd’hui les zones les plus enclavées, facilitant l’accès aux soins.
Avec 3.230 professionnels spécialisés, le Maroc engage une stratégie nationale pour structurer l’offre en santé mentale, renforcer le dépistage et rapprocher les services psychologiques des citoyens.
En 2024, les services d’urgence ont accueilli plus de 6 millions de patients. Le réseau comprend désormais 155 unités d’accueil, appuyées par des équipes mobiles et une ligne d’appel gratuite, le 141, disponible 24h/24.
Le ministère affiche un dialogue constant avec les représentants du personnel, avec 145 réunions tenues depuis 2022. Résultat : revalorisation salariale, amélioration des conditions de travail et plan de renforcement des effectifs avec 6.500 postes prévus en 2024. Les instituts de formation ont, de leur côté, élargi leur capacité à 8.360 places.
Le ministère a accéléré la révision du cadre légal encadrant la collaboration public-privé et mène une lutte active contre les pratiques abusives, notamment l’usage illégal des chèques de garantie dans certaines cliniques privées.

