Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé une réunion du Comité de pilotage de la réforme du système national de santé, ce 7 janvier à Rabat. La rencontre a porté sur l’état d’avancement des principaux axes de ce chantier structurant, inscrit au cœur des réformes publiques en cours.
Dès l’ouverture, le Chef du gouvernement a rappelé la volonté de l’exécutif de bâtir un système de santé intégré, équitable et efficient. L’objectif reste de placer le citoyen au centre des politiques publiques et d’adapter l’offre de soins aux contraintes actuelles du secteur.
Les échanges ont mis l’accent sur le déploiement des Groupements Sanitaires Territoriaux (GST), considérés comme un outil central de la refonte du système. Le comité a examiné les conditions nécessaires à l’opérationnalisation des onze groupements, dont les décrets d’entrée en fonction ont été adoptés en décembre 2025.
La réunion a également permis de faire le point sur l’unification du système d’information sanitaire à l’échelle régionale. Le suivi a porté sur le programme d’urgence de la réforme, structuré autour de dix projets visant une amélioration rapide de la qualité des services et un renforcement de la confiance dans le secteur public.
Sur le plan des infrastructures, il a été annoncé que les CHU de Laâyoune et de Rabat devraient devenir opérationnels au cours de l’année. Dix projets hospitaliers seront achevés en février 2026, ajoutant environ 1.430 lits, tandis que dix autres projets devraient être finalisés d’ici fin 2026, avec 1.637 lits supplémentaires.
Concernant les centres de santé de proximité, le taux de réhabilitation atteint 81 % à l’échelle nationale. Une deuxième phase sera lancée au cours de l’année, portant sur la mise à niveau de 1.600 centres, afin de renforcer l’offre de soins de premier niveau.

