Le Maroc engage une nouvelle étape dans la refonte de son système de santé. Le ministère de la Santé et de la Protection sociale porte un projet de loi visant à modifier la loi 17.04 relative au code du médicament et de la pharmacie.
Le projet s’inscrit dans un contexte de tensions sur l’accès aux médicaments. Les crises récentes ont exposé les fragilités des chaînes d’approvisionnement. Il est question de mieux encadrer le marché, sécuriser les patients et positionner le Royaume selon les standards internationaux.
Le Maroc cherche désormais à renforcer son autonomie sanitaire, afin de garantir des traitements sûrs et disponibles. Le texte s’aligne aussi sur les orientations nationales en matière de réforme du système de santé.
Une reconnaissance internationale en ligne de mire
Le projet vise à améliorer le positionnement du Maroc auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’Agence Marocaine des Médicaments et des Produits de santé (AMMPS) doit atteindre un niveau de maturité élevé. Ce classement mesure la performance des autorités de régulation.
Un meilleur score ouvre la voie à plus de coopération et d’export. Il renforce aussi la confiance des partenaires internationaux. Le texte revoit les conditions d’autorisation des médicaments. Les procédures doivent gagner en clarté et en rapidité.
La pharmacovigilance fait aussi l’objet d’un renforcement. Le suivi des effets indésirables devient plus structuré. Le contrôle ne s’arrête plus à la mise sur le marché. Les autorités surveillent davantage les produits en circulation.
Un tournant pour le secteur pharmaceutique
Le projet élargit les missions de l’inspection pharmaceutique. Les contrôles couvrent l’ensemble de la chaîne. Fabrication, distribution, stockage : aucun maillon n’échappe au dispositif. Les sanctions deviennent plus dissuasives. Certaines amendes peuvent atteindre un million de dirhams.
Le texte introduit des mécanismes pour les situations exceptionnelles. Épidémies et crises sanitaires nécessitent des réponses rapides. Les autorités pourront adapter les procédures en urgence. L’approvisionnement du marché reste une priorité. Les industriels devront aussi constituer des stocks pour éviter les ruptures.
Le projet cible les produits de qualité douteuse. Les médicaments falsifiés représentent un risque direct pour les patients. Des outils de détection et de retrait sont prévus. Le contrôle du marché devient plus rigoureux.
Ce projet marque une étape importante pour le Maroc. Le Royaume veut moderniser sa régulation et gagner en crédibilité. Le texte concerne l’ensemble de l’écosystème. Industriels, professionnels de santé et autorités sont directement impactés. À terme, l’enjeu reste l’accès à des traitements fiables et conformes aux standards internationaux.

