La qualité des eaux de baignade au Maroc s’améliore. Le dernier rapport national sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages confirme une tendance positive en 2025. Plus de 95% des stations respectent les normes microbiologiques. Certaines zones continuent toutefois de poser problème.
Le dispositif de surveillance couvre 204 plages. Au total, 498 stations ont été suivies. Parmi elles, 444 répondent aux exigences sanitaires. Près de la moitié des stations affichent une qualité excellente. Les niveaux « bonne » et « suffisante » complètent ce classement.
Depuis 2021, les indicateurs progressent. Les stations conformes augmentent, tandis que les situations critiques reculent. Malgré ces résultats, 22 stations restent impropres à la baignade. Les causes sont connues. Elles tiennent surtout aux rejets d’eaux usées et au manque d’équipements sanitaires.
Certaines zones subissent aussi des pollutions liées aux embouchures et aux activités humaines. Des plages à Tanger, Mohammedia ou Casablanca figurent parmi les sites concernés. Au total, huit plages sont classées non conformes à l’échelle nationale.
Le plastique, principal polluant des plages
Le rapport alerte sur les déchets marins. Le plastique domine largement. Il représente près de 87% des déchets collectés. Les mégots, bouchons et emballages arrivent en tête.
La situation s’améliore lentement. Les volumes de déchets baissent de 25% depuis 2021. Malgré cette baisse, les niveaux restent supérieurs aux standards internationaux.
La pollution provient en grande partie des activités humaines. Près de 80% des déchets ont une origine terrestre. Les comportements individuels jouent un rôle central. Les plages restent exposées à une pression importante, surtout en période estivale.
Des signaux à surveiller sur la qualité
Les analyses du sable révèlent la présence de micro-organismes. Des champignons ont été détectés sur une partie des stations. Certains peuvent présenter des risques sanitaires. Ces résultats appellent à renforcer le suivi et les mesures d’hygiène.
Les autorités identifient plusieurs leviers d’action. La maîtrise des rejets d’eaux usées constitue une priorité. Les réseaux d’assainissement doivent être renforcés.
Les infrastructures sanitaires sur les plages restent insuffisantes dans certaines zones. La gestion des déchets doit aussi évoluer. Le tri et le recyclage doivent progresser. Cela dit, la sensibilisation du public reste essentielle pour réduire les comportements à risque.

