Provinces du Sud : Aziz Akhannouch met l’accent sur la modernisation des infrastructures de santé

Le Maroc poursuit la modernisation de ses infrastructures de santé dans les provinces du Sud. Lors d’une séance parlementaire, ce 10 novembre, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a salué les avancées enregistrées dans la réhabilitation des établissements de soins et la construction de nouveaux hôpitaux dans ces régions.

Plus de 104 structures de santé primaires ont été rénovées dans les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed-Dahab. Ces investissements visent un objectif clair : rapprocher les services médicaux des citoyens et garantir un meilleur accès aux soins essentiels.

Deux centres hospitaliers universitaires viennent renforcer ce dispositif. Le CHU de Laâyoune, d’une capacité de 500 lits, doit ouvrir ses portes avant la fin de l’année. Celui de Guelmim, prévu pour fin 2026, offrira la même capacité, pour un investissement de 2 milliards de dirhams. Ces projets s’inscrivent dans une nouvelle génération d’établissements intégrés, dotés de plateaux techniques modernes et d’unités spécialisées.

Sur le plan local, Akhannouch a indiqué que plusieurs chantiers avancent à un rythme soutenu. L’hôpital provincial de Tarfaya est déjà en service. À Sidi Ifni, un hôpital provincial et un hôpital de proximité sont en cours de réalisation. À Dakhla, un hôpital régional de 80 lits vient compléter le dispositif, aux côtés de deux unités psychiatriques à Guelmim et Dakhla, d’une capacité de 30 lits chacune.

Le développement sanitaire s’étend aussi au domaine de la formation. La future Fondation Mohammed VI des Sciences de la Santé, en construction à Dakhla, abritera un complexe hospitalo-universitaire de 300 lits et plusieurs facultés de médecine, d’ingénierie biomédicale et de soins infirmiers. Plus de 700 étudiants y poursuivent déjà leur formation, un signe fort de l’ancrage du pôle santé dans le Sud.

En parallèle, de nouvelles structures spécialisées voient le jour. Un Centre de référence en santé reproductive a été inauguré à Guelmim, un Centre régional d’oncologie à Laâyoune, et un Centre régional de transfusion sanguine à Dakhla. La ville accueille également un laboratoire d’épidémiologie et l’extension de son hôpital régional.

Ces projets traduisent la volonté de vouloir consolider la souveraineté sanitaire du Royaume dans ses provinces du Sud. Entre modernisation, équité territoriale et formation médicale, le Maroc mise sur la santé comme pilier du développement durable.

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