La cérémonie 2025 du Prix international UNESCO–Guinée équatoriale pour la Recherche en Sciences de la Vie s’est tenue le 25 novembre à Malabo. Cette édition a été marquée par la présidence du Jury assurée par la Professeure Rajaâ Cherkaoui El Moursli, enseignante-chercheuse à l’Université Mohammed V de Rabat et membre de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques.
Ce Prix distingue des recherches qui apportent des avancées concrètes dans les sciences de la vie. Les projets retenus touchent à la compréhension des maladies, à la prévention, à l’innovation biomédicale ou à l’amélioration des pratiques cliniques. Le Jury est composé de cinq experts provenant de différentes régions du monde, nommés pour un mandat de six ans.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la Guinée équatoriale et d’un représentant de la direction générale de l’UNESCO. Le programme a porté sur la présentation des travaux primés et sur les priorités de recherche dans des domaines liés à la santé publique.
Des travaux récompensés en santé et en science
Les distinctions ont concerné plusieurs axes scientifiques. L’un des lauréats, le Pr Abderrezak Bouchamaa, a été primé pour ses travaux sur les accidents vasculaires liés à la chaleur et sur le développement d’outils destinés au diagnostic du coup de chaleur. Un autre prix a été remis à la Pr Rose Gana Fomban Leke pour ses recherches sur l’immunologie du paludisme chez la femme enceinte. Le Pr George Fu Gao a été distingué pour ses études sur les maladies virales et pour sa participation au développement du vaccin ZF2001 contre la COVID-19.
L’édition 2025 a également introduit un programme de bourses destiné à de jeunes chercheuses africaines. Deux projets ont été retenus : l’un porte sur l’identification de biomarqueurs du cancer du foie lié à l’hépatite B, l’autre explore l’usage de biofertilisants fongiques pour réduire les intrants chimiques et améliorer la qualité des cultures. Ces bourses soutiennent des travaux appliqués en santé et en environnement, avec une dimension locale importante.
La participation d’une scientifique marocaine à la présidence du Jury s’inscrit dans l’implication croissante du pays dans les instances internationales de recherche. Elle intervient dans un contexte où les collaborations régionales et les programmes conjoints en sciences de la vie prennent de l’ampleur. Cette édition du Prix met en avant des travaux qui répondent à des enjeux sanitaires actuels, notamment les maladies infectieuses, les conditions climatiques extrêmes et les défis liés à la prévention.

