La question de la hausse des prix de certains médicaments vitaux est une fois de plus au-devant de la scène. Le conseiller parlementaire Khalid Sati, représentant de l’Union Nationale du Travail au Maroc (UNMT), alerte sur l’impact direct de ces prix sur les patients atteints de maladies chroniques et de cancers.
Au centre de son interpellation du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), figure le ZYTIGA CO 250 mg, utilisé dans le traitement de certains cancers. La boîte de 120 comprimés dépasse 11.400 dirhams, soit plus de 34.000 dirhams pour trois boîtes. Un coût difficilement soutenable pour des patients soumis à des traitements prolongés.
Le conseiller questionne les critères de fixation des prix et le niveau de contrôle exercé sur les médicaments stratégiques. Il demande des mesures concrètes pour alléger la facture, élargir le remboursement et sécuriser l’accès aux traitements, conformément aux objectifs de la protection sociale.
Cette démarche intervient alors que la régulation du médicament se durcit. En 2024, les autorités judiciaires ont poursuivi 150 personnes pour des pratiques illicites liées au circuit pharmaceutique. Les services alertent aussi sur la vente illégale en ligne, perçue comme une menace directe pour la santé publique.
Entre prix élevés des traitements essentiels et sécurisation du marché, la question du médicament reste centrale. Elle renvoie à un enjeu majeur, notamment en ce qui concerne le fait de garantir l’accès aux soins sans fragiliser les patients les plus exposés.

