Fin d’année : entre douceurs festives et risques sanitaires liés à l’alimentation

Au lendemain des célébrations de fin d’année, la question de la sécurité alimentaire s’impose avec acuité. La récente découverte, à Bouskoura, de grandes quantités d’ingrédients avariés destinés à la pâtisserie illustre les dérives possibles lors des périodes de forte consommation.

Crèmes, pâtes à gâteaux et produits laitiers figurent parmi les denrées les plus exposées. Lorsqu’ils sont périmés ou mal conservés, ces ingrédients favorisent la prolifération bactérienne et augmentent le risque d’intoxications alimentaires, parfois sévères. Les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes restent les plus vulnérables.

Les fêtes constituent traditionnellement une fenêtre critique. La demande élevée peut encourager des circuits parallèles à écouler des produits impropres, souvent à prix réduit. Pour le consommateur, l’absence de traçabilité et de garanties sanitaires rend le danger difficilement perceptible au moment de l’achat.

Les professionnels de santé rappellent l’importance de gestes simples : privilégier les commerces déclarés, vérifier l’hygiène visible, éviter les produits sans étiquetage clair et respecter la chaîne du froid. En cas de symptômes digestifs après consommation, une consultation médicale rapide reste essentielle.

Ces épisodes rappellent que la sécurité alimentaire dépasse le cadre des fêtes. Elle constitue un enjeu permanent de santé publique, qui repose à la fois sur le contrôle des autorités, la responsabilité des acteurs économiques et la vigilance des consommateurs

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