Un front commun des professions de santé libérales s’est exprimé dans un communiqué ce 2 mars pour rejeter une recommandation du Conseil de la concurrence relative à l’ouverture du capital des pharmacies.
Le texte, consulté par Santé Mag, est signé par la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, la Fédération nationale des syndicats des chirurgiens-dentistes et le Syndicat national des médecins du secteur libéral. Les signataires affirment que les professions de santé ne peuvent être traitées comme de simples activités commerciales.
Les organisations estiment que l’entrée d’investisseurs financiers dans le capital des officines pourrait influencer l’exercice professionnel. Elles rappellent que l’indépendance du pharmacien constitue une garantie essentielle pour la sécurité sanitaire et la qualité de la dispensation des médicaments.
Le communiqué souligne que la logique d’investissement financier ne doit pas orienter les décisions liées aux soins. Les syndicats alertent sur un risque de dérive commerciale qui placerait la rentabilité au-dessus de l’intérêt du patient.
Une défense de l’indépendance des professions de santé
Les signataires insistent sur la spécificité réglementaire des métiers de la santé. Selon eux, toute réforme doit respecter les principes déontologiques qui encadrent l’exercice médical, pharmaceutique et dentaire.
Ils mettent également en garde contre une possible concentration du marché des officines. Une telle évolution pourrait fragiliser l’équilibre territorial de l’offre de soins et accentuer les disparités d’accès aux services de santé.
Un appel à un débat national
Dans leur déclaration, les organisations appellent à l’ouverture d’un dialogue national responsable sur l’avenir du secteur pharmaceutique. Elles plaident pour des réformes concertées, fondées sur la protection de l’indépendance professionnelle et la préservation de la qualité des soins.
Les signataires réaffirment enfin leur engagement à défendre l’éthique médicale et la sécurité sanitaire. Ils considèrent que toute évolution réglementaire doit garantir une prise en charge équitable, sûre et indépendante au service des patients au Maroc.

