L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) a officiellement clôturé, ce 24 septembre, un programme dédié à la petite enfance rurale. Ce projet, mené en collaboration avec la Banque Mondiale, visait à renforcer l’accès au préscolaire et à améliorer la santé des enfants dans les zones éloignées.
Lancé en 2018, le programme s’inscrivait dans le cadre de la troisième phase de l’INDH. Il a bénéficié d’un financement de 450 millions de dollars accordé par la Banque mondiale. L’objectif principal était de soutenir le développement du capital humain dès les premières années de vie.
En cinq ans, les résultats dépassent les prévisions. Plus de 268.000 enfants âgés de 4 et 5 ans ont rejoint une structure préscolaire. Le programme tablait initialement sur 118.000 enfants. Ce bond en avant a été possible grâce à la création de 9.487 unités préscolaires dans des zones rurales.
Ces structures ont été accompagnées par le recrutement de plus de 10.000 éducatrices, formées pour assurer un encadrement de qualité. Leur présence a permis d’améliorer l’environnement éducatif des enfants vivant en milieu rural.
Le programme a également mis l’accent sur la santé maternelle et infantile. Près de 500.000 femmes et enfants ont été orientés vers des services de santé adaptés. Cette démarche a été renforcée par un réseau de relais communautaires.
La petite enfance au cœur des préoccupations
Une campagne de sensibilisation a permis de toucher 13,5 millions de personnes dans tout le pays. L’objectif était de rappeler l’importance des 1.000 premiers jours de vie. Ce travail de terrain a eu un impact direct sur le suivi des grossesses et la nutrition.
Parmi les indicateurs les plus marquants, le taux d’allaitement maternel est passé de 30 % à 45 % à l’échelle nationale. Ce progrès reste modeste, mais il marque une évolution positive dans les pratiques familiales.
Depuis 2018, l’INDH a élargi son champ d’action. L’approche ne se limite plus à la lutte contre la pauvreté. Elle englobe désormais l’éducation, la santé et la sensibilisation comme leviers de transformation.
Les Assises nationales de la petite enfance, organisées en 2019, avaient fixé une feuille de route claire. Le programme qui vient de s’achever en découle directement. Son impact sur le terrain est visible et mesurable.
Aujourd’hui, le taux de préscolarisation au Maroc dépasse 80 %. Ce chiffre place le pays au-dessus de la moyenne mondiale et régionale. Ce résultat n’efface pas les écarts territoriaux, mais il montre que des progrès sont possibles.
Le programme a posé les bases d’une dynamique durable. Il a permis de structurer un réseau d’acteurs, de créer des infrastructures et de mobiliser des compétences. Le défi, désormais, est de maintenir cet élan dans la durée.

