Les États membres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont approuvé, ce 21 mai en commission, une mesure prévoyant la suspension des droits de vote des États-Unis à partir de mai 2027 si près de 280 millions de dollars d’arriérés restent impayés.
La décision a été validée sans débat par la Commission B de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé organisée à Genève. Elle intervient malgré l’annonce du retrait américain de l’OMS formulée en 2025. Selon plusieurs experts juridiques cités par le média spécialisé, l’organisation considère toujours officiellement les États-Unis comme membre tant que leurs contributions financières obligatoires n’auront pas été réglées.
Une facture de 280 millions de dollars
Selon le média spécialisé Health Policy Watch, qui a révélé l’information, le dossier repose sur un principe remontant à l’adhésion américaine à l’OMS en 1948. À l’époque, Washington avait obtenu le droit de se retirer de l’organisation à condition de régler l’ensemble de ses obligations financières. Or, selon les informations relayées par Health Policy Watch, les contributions américaines dues pour la période 2024-2025 restent impayées.
Le départ annoncé des États-Unis avait déjà provoqué d’importantes conséquences financières pour l’OMS. L’organisation avait notamment réduit son budget de base de 21 %, à environ 4,2 milliards de dollars, entraînant des suppressions de postes et une vaste réorganisation interne.
L’Iran retrouve ses droits de vote
Dans le même temps, les États membres ont décidé de rétablir les droits de vote de l’Iran après le règlement d’une partie de ses arriérés financiers. Selon l’OMS, Téhéran avait effectué des paiements jugés suffisants pour éviter la suspension prévue par l’article 7 de la Constitution de l’organisation.
Le texte adopté prévoit également la suspension potentielle des droits de vote de plusieurs autres pays à partir de 2027 en raison d’impayés persistants, parmi lesquels le Burundi, Djibouti, le Nigeria ou encore le Turkménistan. D’autres États, dont l’Afghanistan, le Soudan et le Yémen, étaient déjà privés de leurs droits de vote à l’ouverture de cette Assemblée mondiale de la Santé.

