La Chambre des représentants a adopté, lundi, le projet de loi n°27.26 modifiant certaines dispositions du Code du médicament et de la pharmacie. Le texte introduit plusieurs changements portant notamment sur la pharmacovigilance, le contrôle des médicaments après leur commercialisation, les inspections pharmaceutiques et les missions de l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS).
Approuvé par 120 députés, sans vote contre, le projet de loi a toutefois enregistré 50 abstentions. Présentant le texte devant les parlementaires, le ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, a souligné que cette réforme ne constitue pas une refonte complète du Code du médicament. Elle vise plutôt à adapter certaines dispositions aux évolutions du secteur pharmaceutique et aux exigences réglementaires internationales.
L’un des principaux changements concerne la création d’un cadre juridique dédié à la pharmacovigilance. Ce dispositif permettra de renforcer la surveillance des effets indésirables liés aux médicaments, d’améliorer l’évaluation des risques et de faciliter la mise en œuvre des mesures nécessaires lorsque la sécurité des patients l’exige. Le texte prévoit également un suivi plus étroit des médicaments après leur mise sur le marché afin de vérifier leur qualité et leur conformité aux normes en vigueur.
Les nouvelles dispositions renforcent aussi les moyens de contrôle des autorités sanitaires. Elles élargissent les mécanismes d’inspection et de surveillance du marché tout en consolidant la lutte contre les médicaments falsifiés. Le projet de loi introduit également des mesures destinées à améliorer la gestion des situations d’urgence sanitaire et à moderniser les procédures d’autorisation de mise sur le marché afin de les rapprocher des pratiques appliquées dans plusieurs pays.
Les débats parlementaires ont toutefois mis en lumière plusieurs attentes concernant l’avenir du secteur. Si les groupes politiques ont salué les avancées liées au contrôle et à la sécurité des médicaments, plusieurs élus ont estimé que la question du prix des médicaments et celle de l’accès aux traitements méritaient un examen plus approfondi. Pour le gouvernement, ces amendements doivent avant tout consolider le cadre réglementaire national, renforcer le rôle de l’AMMPS et accompagner le développement de l’industrie pharmaceutique marocaine.

