Maladies rares au Maroc : le Pr Chahid plaide pour un diagnostic précoce et une recherche renforcée

Du 24 au 28 février 2026, la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca a accueilli la Semaine des maladies rares. L’événement s’inscrit dans le cadre de la mobilisation internationale autour de ces pathologies encore peu visibles.

Le Pr Imane Chahid, professeure de neuropédiatrie et de pédiatrie à l’Hôpital mère-enfant Abderrahim Harouchi, a participé aux actions de sensibilisation et de formation. La priorité a porté sur les professionnels de santé de première ligne, notamment médecins, pharmaciens et infirmiers.

Dans un échange avec Santé Mag, elle rappelle que la sensibilisation précoce reste essentielle au Maroc. Le pays présente des spécificités, dont une consanguinité encore présente dans certaines régions, pouvant augmenter la fréquence de maladies génétiques rares au sein des familles.

Selon elle, plusieurs maladies rares débutent par des signes cliniques discrets et trompeurs. Ces manifestations, souvent jugées bénignes, doivent pourtant alerter les soignants. Une vigilance renforcée permet de suspecter plus tôt ces pathologies et d’orienter rapidement vers des spécialistes.

Le Pr Chahid insiste sur le rôle stratégique des acteurs de première ligne dans le parcours de soins. Une formation ciblée et continue peut réduire l’errance diagnostique, encore fréquente dans le domaine des maladies rares.

Parallèlement, elle a animé une session dédiée à la recherche et aux perspectives académiques pour étudiants et doctorants. L’intervention a mis en avant les programmes de recherche nationaux et internationaux consacrés aux maladies rares.

Les priorités scientifiques actuelles, les projets marocains en cours et les collaborations internationales ont également été présentés. Ces dynamiques sont considérées comme essentielles pour structurer la recherche et produire davantage de données nationales.

Un focus particulier a été consacré aux opportunités de thèses et à l’implication des jeunes chercheurs. L’objectif est de renforcer l’expertise scientifique marocaine dans un champ encore en construction.

Pour le Pr Imane Chahid, l’articulation entre sensibilisation, formation et recherche constitue un levier clé. Elle permet d’améliorer le diagnostic, de structurer les connaissances et d’optimiser la prise en charge des maladies rares au Maroc.

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