L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence Africaine du Médicament (AMA) ont signé un accord-cadre de coopération en marge de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé organisée à Genève. Le document a été signé par le directeur général de l’AMA, le Dr Delese Mimi Darko, et le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Les deux institutions souhaitent renforcer leur collaboration autour du développement des systèmes de régulation pharmaceutique sur le continent africain. Le partenariat prévoit notamment un travail commun autour de l’harmonisation réglementaire, de la surveillance des médicaments falsifiés ou de qualité inférieure ainsi que du renforcement des capacités des autorités sanitaires africaines.
Médicaments, vaccins et sécurité sanitaire
L’accord prévoit également un soutien au développement de la production pharmaceutique locale, à l’innovation et à l’accélération des procédures d’autorisation des médicaments et produits de santé.
Les responsables des deux organisations estiment que des systèmes réglementaires solides restent essentiels pour garantir un accès plus rapide à des médicaments et vaccins sûrs, efficaces et conformes aux standards de qualité, notamment dans un contexte marqué par les enjeux de préparation aux futures pandémies.
Une coopération stratégique pour l’Afrique
Le Dr Delese Mimi Darko a souligné que le soutien précoce de l’OMS à l’AMA reflète une volonté commune de renforcer les systèmes de régulation pharmaceutique en Afrique et à l’international.
Le Maroc avait ratifié en 2022 le traité portant création de l’Agence Africaine du Médicament, signé initialement en 2019, dans le cadre de sa stratégie liée à la souveraineté sanitaire et pharmaceutique continentale.
Cette collaboration vise aussi à favoriser une meilleure coordination continentale autour de la sécurité sanitaire, de la régulation des produits médicaux et de l’intégration des marchés pharmaceutiques africains. Les deux institutions considèrent cet accord comme une étape importante dans la consolidation d’un écosystème réglementaire africain plus intégré et plus résilient.

