Le Royaume a été élu vice-président de la Commission des mesures phytosanitaires relevant de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), un organisme placé sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Cette élection est intervenue lors de la réunion des États membres de la CIPV. La Commission des mesures phytosanitaires constitue l’organe décisionnel chargé d’élaborer, d’adopter et de mettre à jour les normes internationales destinées à prévenir la propagation des organismes nuisibles aux végétaux et à sécuriser les échanges agricoles entre les pays.
La représentation du Maroc au sein de cette instance est assurée par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), acteur central du dispositif national de contrôle sanitaire des produits alimentaires et de protection phytosanitaire. Cette élection témoigne de la place croissante occupée par le Royaume dans les discussions internationales liées à la santé des végétaux, à la sécurité alimentaire et à la régulation du commerce agricole.
Un rôle clé dans la prévention des risques sanitaires liés aux végétaux
Les travaux de la Commission des mesures phytosanitaires dépassent largement le cadre agricole. Les normes qu’elle adopte servent de référence mondiale pour limiter l’introduction et la propagation de parasites, maladies et organismes nuisibles susceptibles d’affecter les cultures, la production alimentaire et les échanges internationaux.
Ces standards sont également reconnus dans le cadre des accords de l’Organisation mondiale du commerce relatifs aux mesures sanitaires et phytosanitaires. Ils contribuent à garantir des échanges plus sûrs, tout en protégeant les systèmes agricoles nationaux contre les risques biologiques émergents.
Selon les informations communiquées à l’issue des travaux de la Commission, le Maroc devrait accéder à la présidence de l’instance en 2027. Cette perspective reflète la confiance accordée au Royaume par les États membres de la convention ainsi que la reconnaissance de son implication dans les mécanismes internationaux de gouvernance phytosanitaire.
Pour le Maroc, dont les exportations agricoles occupent une place stratégique dans l’économie nationale, cette responsabilité offre également une opportunité de participer plus activement à l’élaboration des règles qui encadrent les échanges mondiaux de produits végétaux.

