Les difficultés entourant les conventions de stages des étudiants en médecine alimentent les inquiétudes au sein des facultés et des hôpitaux universitaires. Alors que ces formations pratiques sont indispensables au cursus médical, le Pr Mehdi Soufi, directeur du Centre hospitalier universitaire Mohammed VI d’Agadir et doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie d’Agadir, appelle à lever les obstacles qui freinent leur mise en œuvre.
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Pr Soufi a lancé un appel en faveur de la poursuite des stages hospitaliers des étudiants en médecine. Résumant sa position par le message « Laissez les médecins de demain se former », il estime que les difficultés administratives ne doivent pas entraver l’acquisition des compétences cliniques indispensables à leur futur exercice.
Cette prise de position intervient alors que les stages hospitaliers occupent une place centrale dans la formation médicale. Réalisés au sein des centres hospitaliers universitaires et des établissements de santé, ils permettent aux étudiants de compléter leur apprentissage théorique par une immersion au contact des patients et des équipes soignantes.
À travers son message, le directeur du CHU Mohammed VI d’Agadir invite les différentes parties concernées à faciliter la conclusion et la mise en œuvre des conventions de stage. Selon lui, la formation clinique constitue un maillon essentiel du parcours des étudiants et ne peut être compromise par des blocages administratifs ou organisationnels.
Les stages hospitaliers permettent aux futurs médecins de développer leurs compétences diagnostiques, techniques et relationnelles sous la supervision de praticiens expérimentés. Ils représentent également une étape déterminante dans l’apprentissage de la prise en charge des patients et du travail en équipe.
Alors que le Maroc poursuit la réforme de son système de santé et le renforcement de ses ressources humaines médicales, le Pr Soufi rappelle que garantir la continuité de la formation pratique des étudiants constitue une condition essentielle pour préparer les prochaines générations de médecins appelées à intégrer les établissements de santé du Royaume.

