La fertilité reste peu abordée dans la prise en charge du cancer au Maroc. Lors du 7e congrès organisé par « Tous contre le Cancer » et le Morocco Onco-Fertility Consortium, la Moroccan Association of Supportive Care in Cancer (MoASCC) a remis ce sujet au centre des échanges.
L’association a présenté ses travaux et ses orientations pour mieux intégrer la préservation de la fertilité dans les parcours de soins. Elle insiste sur la nécessité d’informer les patients dès le diagnostic, avant le début des traitements.
Chimiothérapie et radiothérapie peuvent altérer la fonction reproductive. Chez certains patients, les conséquences sont définitives. Malgré cela, la question de la fertilité reste souvent secondaire face à l’urgence du traitement.
Les professionnels reconnaissent un manque de sensibilisation. Les discussions avec les patients restent inégales selon les structures. Les solutions existent, mais elles sont peu proposées.
Un accès encore limité aux solutions
La congélation des ovocytes ou du sperme reste peu accessible. Les contraintes financières pèsent sur les patients. L’organisation des parcours ne facilite pas toujours une prise en charge rapide.
Certaines structures proposent ces techniques, mais elles restent concentrées dans les grandes villes. Cette situation crée des inégalités d’accès.
La MoASCC appelle à mieux organiser la prise en charge de l’onco-fertilité. L’association plaide pour une coordination entre oncologues, biologistes et spécialistes de la reproduction.
Le Morocco Onco-Fertility Consortium travaille dans ce sens. Il vise à harmoniser les pratiques et à développer des protocoles adaptés au contexte marocain.
Une dimension liée à la qualité de vie
Au-delà du traitement, les patients expriment des attentes sur leur avenir. La possibilité d’avoir des enfants après un cancer reste une préoccupation majeure, notamment chez les plus jeunes.
Les acteurs du secteur évoquent la nécessité d’un accompagnement global. Celui-ci doit intégrer les aspects médicaux, mais aussi psychologiques et sociaux.
Les échanges du congrès confirment une prise de conscience progressive. Le sujet gagne en visibilité, avec un besoin identifié par les professionnels de la santé, notamment mieux informer les patients et intégrer la fertilité dans les décisions thérapeutiques.

