Le Maroc poursuit la refonte de la formation médicale spécialisée afin de mieux répondre aux besoins du système de santé. Le ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, a participé à la Journée nationale consacrée à la réforme du troisième cycle des études médicales, pharmaceutiques et de médecine dentaire, aux côtés du ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine Midaoui, ce 13 décembre.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des Hautes orientations royales visant à réduire le déficit en ressources humaines de santé et à moderniser les parcours de formation. Le troisième cycle apparaît aujourd’hui comme un levier central pour adapter les compétences médicales aux priorités sanitaires nationales et améliorer durablement la qualité des soins.
Dans son intervention, Amine Tehraoui a souligné que la réforme du cycle de spécialisation constitue désormais un outil stratégique de planification sanitaire. Il a indiqué que le nombre de médecins spécialistes formés a progressé de 83 % entre 2020 et 2025. En 2025, 1.204 spécialistes ont été nommés, traduisant un effort soutenu de renforcement des effectifs.
Malgré cette progression, plusieurs disciplines restent sous tension. Le ministre a cité notamment la médecine d’urgence, la réanimation, les maladies infectieuses, l’épidémiologie, la santé mentale ainsi que la santé maternelle et infantile. Ces spécialités concentrent des besoins croissants, en lien avec l’évolution des profils épidémiologiques et démographiques.
Pour répondre à ces déséquilibres, le ministère plaide pour une réforme structurée autour de plusieurs axes. Parmi eux figurent le renforcement de la souveraineté sanitaire, l’alignement du troisième cycle avec les réformes des cycles précédents, le développement de la pluridisciplinarité et une révision du numerus clausus fondée sur une vision prospective. L’actualisation régulière des référentiels de formation fait également partie des priorités identifiées.

