Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu en République démocratique du Congo pour soutenir la riposte contre une nouvelle épidémie d’Ebola provoquée par le virus Bundibugyo. Cette souche du virus ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique.
L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, dans l’est du pays. Selon les autorités sanitaires congolaises, 121 cas confirmés et 17 décès confirmés ont déjà été recensés. Plus de 1.000 cas suspects ainsi que 238 décès suspects font encore l’objet d’investigations dans plusieurs zones de santé.
Sur le terrain, l’OMS collabore avec les autorités sanitaires congolaises et ougandaises afin d’intensifier la surveillance épidémiologique, les capacités de diagnostic et la prise en charge des patients. Les équipes travaillent également sur les mesures de prévention des infections et la sensibilisation des populations.
À Bunia, l’OMS a livré plusieurs tonnes de matériel médical et plus de 2.000 tests diagnostiques afin de renforcer les capacités des laboratoires locaux. Les équipes logistiques ont aussi participé à l’extension du centre de traitement Ebola de la ville.
L’Ouganda durcit les mesures à la frontière
Face à la progression des cas en RDC, l’Ouganda a décidé de fermer sa frontière avec le pays voisin jusqu’à nouvel ordre. Les autorités précisent que seuls les convois humanitaires, sécuritaires et les marchandises essentielles restent autorisés sous surveillance sanitaire renforcée.
Kampala impose également une quarantaine obligatoire de 21 jours pour les personnes revenant de RDC. Les autorités ougandaises indiquent que plus de 300 contacts liés aux cas confirmés restent actuellement sous surveillance active, notamment parmi les professionnels de santé.
Un appel d’urgence de l’ONU
Les Nations unies et leurs partenaires humanitaires ont lancé un appel de fonds de 15,8 millions de dollars afin de soutenir les opérations d’urgence en Ouganda et dans les zones frontalières exposées au risque de propagation du virus.
Les financements doivent permettre de renforcer la prise en charge des malades, la surveillance sanitaire, les actions de sensibilisation communautaire ainsi que les dispositifs liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans les districts les plus exposés à l’épidémie.

