La Commission européenne a autorisé la mise sur le marché de Teplizumab, développé par Sanofi, pour ralentir la progression du diabète de type 1. Le traitement cible les patients à partir de huit ans diagnostiqués à un stade précoce, avant l’apparition des symptômes cliniques.
Cette décision s’appuie sur l’avis favorable du Comité des médicaments à usage humain de l’Agence européenne des médicaments. Elle marque une étape importante dans la prise en charge de cette pathologie auto-immune, longtemps limitée à un traitement substitutif par insuline.
Les résultats proviennent principalement de l’essai clinique TN-10. Cette étude a montré que Teplizumab, commercialisé sous le nom de Teizeild par Sanofi, permettait de repousser l’entrée dans le stade clinique du diabète d’environ deux ans, comparé à un placebo. L’effet a été observé chez les enfants comme chez les adultes.
Le diabète de type 1 se caractérise par une attaque du système immunitaire contre les cellules productrices d’insuline. En intervenant plus tôt dans le processus, cette immunothérapie vise à préserver plus longtemps la fonction pancréatique et à ralentir la perte d’autonomie métabolique.
Pour les spécialistes, cette autorisation ouvre la voie à une nouvelle stratégie thérapeutique. Elle repose non plus sur la compensation hormonale, mais sur la modulation des mécanismes immunitaires à l’origine de la maladie.

