L’Association Nationale des Cliniques Privées (ANCP) a pris position à la suite des récentes déclarations du ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, évoquant la suspension de prétendues « subventions accordées aux cliniques privées ».
Dans une lettre ouverte, l’organisation dément toute forme d’aide publique et invite les autorités à clarifier leurs propos pour lever toute ambiguïté auprès de l’opinion.
Regroupant la majorité des cliniques privées du Royaume, l’ANCP affirme que ni les établissements membres ni l’association elle-même n’ont bénéficié de financements publics, que ce soit pour le fonctionnement ou l’équipement. Elle appelle le ministère à publier les textes légaux régissant ces supposées subventions, ainsi que la liste des bénéficiaires et les montants concernés, afin d’assurer une totale transparence sur le sujet.
Pour l’organisation, ces déclarations risquent d’alimenter une perception erronée du secteur privé de la santé, souvent perçu comme privilégié alors qu’il assume, selon elle, une part importante des soins hospitaliers au Maroc. Les cliniques privées soulignent qu’elles prennent en charge chaque année des dizaines de milliers de patients et participent activement à l’amélioration de l’accès aux soins dans un contexte de forte pression sur le système public.
L’ANCP réaffirme sa volonté de maintenir un dialogue constructif avec les pouvoirs publics, dans l’intérêt d’une réforme sanitaire équilibrée. Elle plaide pour une coopération renforcée entre les secteurs public et privé, fondée sur la complémentarité et la transparence, condition essentielle à la réussite du chantier de modernisation du système de santé marocain.

