Chiens errants : Laftit annonce un nouveau plan d’action

Le ministère de l’Intérieur prépare une nouvelle organisation pour gérer les animaux errants. Abdelouafi Laftit a annoncé que plusieurs centres spécialisés sont en cours de construction ou d’équipement, avec l’objectif d’offrir une couverture nationale.

Ces structures accueilleront les chiens et les chats, assureront leur stérilisation, leur vaccination et leur suivi sanitaire. Selon le ministre, environ 260 millions de dirhams ont été mobilisés en cinq ans pour appuyer les communes. Cet investissement a permis d’accompagner les opérations de collecte, de renforcer la prise en charge vétérinaire et de mettre en place des espaces dédiés. À la fin octobre, plus de vingt projets étaient lancés.

Un premier centre fonctionne déjà à Aamer. Des chantiers avancent à Casablanca, Tanger, Marrakech, Agadir et Oujda. D’autres sites sont prévus à Ifrane, Sidi Slimane, Kénitra, Errachidia, Khouribga et Dakhla, sous réserve de validation budgétaire.

Le ministère teste aussi une unité vétérinaire mobile à Kénitra. Ce dispositif pourra se déplacer entre plusieurs communes pour offrir des services de vaccination, de stérilisation et d’accueil temporaire. Il cible les zones qui ne disposent pas d’infrastructures fixes.

Une réponse à des risques sanitaires croissants

Cette stratégie intervient dans un contexte marqué par une hausse des incidents liés aux chiens errants. En 2024, plus de 100.000 personnes ont signalé une morsure ou une griffure. Le Maroc a également enregistré 33 décès dus à la rage, 432 cas d’hydatidose et 64 cas de leishmaniose viscérale.

Ces chiffres rappellent que les zoonoses demeurent un enjeu majeur de santé publique. Le ministère souligne que les collectivités doivent renforcer leur dispositif de surveillance et assurer une coordination régulière avec les équipes vétérinaires.

Le débat reste vif. Plusieurs associations rappellent la nécessité d’une gestion respectueuse du bien-être animal et demandent de généraliser la stérilisation et la vaccination. Elles estiment que des méthodes violentes persistent encore dans certaines communes.

Le ministère affirme que les nouveaux centres doivent permettre une approche plus structurée, limitant les risques pour la population et améliorant la gestion quotidienne des animaux errants. Les prochains mois seront déterminants pour suivre l’ouverture des structures et l’évaluation du modèle mobile.

spot_imgspot_img
0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
22,800AbonnésS'abonner