Une nouvelle approche de radiothérapie, validée lors du dernier congrès de l’American Society for Radiation Oncology (ASTRO), pourrait changer la donne dans le traitement du cancer de la prostate. Ce protocole dit « hypofractionné » repose sur des doses plus élevées délivrées en moins de séances.
L’intérêt ? Réduire considérablement la durée du traitement, sans compromettre son efficacité, même chez les patients à haut risque. Les premières données indiquent une efficacité comparable aux protocoles classiques, sans augmentation notable des effets secondaires.
Au-delà des bénéfices médicaux, cette méthode offre un gain logistique majeur. Elle limite les allers-retours des patients, désengorge les services d’oncologie et optimise l’utilisation des équipements de radiothérapie, souvent sous tension dans plusieurs régions.
Alors que le cancer de la prostate figure parmi les cancers les plus courants chez les hommes, cette avancée pourrait améliorer l’accès aux soins et alléger le quotidien des malades. Des études complémentaires sont en cours pour affiner les indications, mais les résultats actuels laissent entrevoir un changement significatif dans les pratiques cliniques.

