Lors d’une récente rencontre consacrée à l’impact de l’IA sur la transformation numérique des organisations à Fès, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration (MTNRA), a mis en avant le rôle stratégique de ces technologies.
La rencontre portait notamment sur les applications de l’intelligence artificielle dans l’Industrie X.0 et les industries de la santé, deux secteurs appelés à évoluer rapidement sous l’effet des technologies numériques.
Selon les projections présentées lors de cette rencontre, le marché mondial de l’intelligence artificielle connaît une expansion rapide. Sa valeur pourrait passer d’environ 189 milliards de dollars en 2023 à près de 4.800 milliards de dollars en 2033. Cette progression illustre l’importance croissante de l’IA dans la transformation des économies et dans l’évolution des systèmes productifs.
Pour les responsables publics, cette dynamique s’inscrit dans la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui place l’innovation technologique au centre de la modernisation économique.
Le Maroc mise sur l’IA locale
Dans ce contexte, le gouvernement déploie la stratégie Maroc Digital 2030, qui fait de l’intelligence artificielle un levier majeur de transformation. L’initiative « AI Made in Morocco » vise à structurer un écosystème national d’innovation autour de ces technologies.
Le programme encourage la conception de solutions technologiques développées localement. Il cherche aussi à soutenir l’émergence de nouveaux projets dans les secteurs stratégiques.
Dans le domaine de la santé, l’intelligence artificielle ouvre des perspectives importantes. Elle peut contribuer à améliorer l’analyse des données médicales et à soutenir les outils d’aide au diagnostic.
L’IA, levier pour l’innovation technologique
La rencontre a également été marquée par la signature d’une convention pour la création de l’Institut JAZARI Industrie X.0. Le projet réunit plusieurs ministères et établissements universitaires marocains. Parmi les partenaires figurent l’Université Euromed de Fès, l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, l’Université Moulay Ismaïl et l’Université Al Akhawayn.
Cette structure doit renforcer la recherche appliquée et encourager les collaborations entre universités et industrie. Les autorités souhaitent renforcer les passerelles entre recherche académique et tissu industriel.
L’objectif consiste à soutenir l’innovation et à accélérer la transformation numérique des secteurs économiques. Dans les industries de la santé, ces technologies pourraient favoriser l’émergence de nouvelles solutions numériques et soutenir le développement de la health-tech au Maroc.

