La Coordination Syndicale des Médecins Généralistes Privés (CNMGP) a récemment mis en avant plusieurs obstacles qui compliquent aujourd’hui la pratique libérale au Maroc.
Les médecins pointent notamment les lenteurs administratives, la complexité des règles de prescription, les difficultés liées à la régulation du médicament et les retards de remboursement. Ces contraintes, estiment-ils, affectent la fluidité du travail médical et limitent l’efficacité globale du système de soins.
Dans un document dont Santé Mag dispose, la coordination plaide pour la création d’un cadre officiel de concertation entre le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) et les représentants du secteur privé. Un tel dispositif permettrait, selon elle, de mieux articuler les décisions stratégiques avec la réalité du terrain et d’améliorer la cohérence des réformes en cours.
La CNMGP insiste aussi sur la nécessité d’adapter le cadre juridique régissant la médecine libérale, afin de mieux protéger les praticiens et d’accompagner l’évolution du métier. Elle appelle à une révision de certaines dispositions techniques et économiques jugées contraignantes, dans un esprit de partenariat constructif avec les autorités sanitaires.
Tout en réaffirmant son soutien aux réformes structurelles engagées, la coordination souligne l’importance d’un dialogue régulier et inclusif. L’objectif, précise-t-elle, reste le même : garantir un accès équitable aux soins, préserver la qualité médicale et renforcer la confiance entre les professionnels de santé et les institutions publiques.

