Santé et éducation : le Maroc porte son budget 2026 à 140 milliards de dirhams

Le Maroc prévoit de consacrer un budget record de 140 milliards de dirhams à la santé et à l’éducation en 2026, soit 21 milliards de plus que l’exercice précédent. Cette décision, annoncée à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce 19 octobre, traduit la volonté du pays de répondre aux attentes sociales exprimées ces derniers mois, notamment par la jeunesse.

Ces deux secteurs absorberont près de 10 % du produit intérieur brut, confirmant leur position au cœur des priorités gouvernementales. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité des soins, moderniser les infrastructures hospitalières et renforcer les dispositifs éducatifs, en particulier dans les régions défavorisées. Ces efforts s’inscrivent dans la continuité de la réforme globale du système de santé, initiée en parallèle de la généralisation de la couverture médicale.

Sur le plan économique, la croissance nationale devrait atteindre 4,8 % en 2026, contre 3,8 % en 2024, selon les prévisions officielles. Cette progression serait portée par la demande intérieure et la bonne performance du secteur non-agricole, qui continue de tirer la reprise post-crise. Ces indicateurs renforcent la marge de manœuvre du gouvernement pour financer ses priorités sociales sans compromettre les équilibres macroéconomiques.

Le projet de loi de finances 2026, qui sera présenté la semaine prochaine devant le Parlement, prévoit également de nouveaux mécanismes pour réduire les disparités régionales. L’enjeu est d’assurer une répartition plus équitable des ressources publiques entre les zones urbaines et rurales, où les écarts d’accès aux services essentiels restent marqués.

En parallèle, le Conseil des ministres a validé deux projets de loi électoraux destinés à renforcer la transparence et la représentativité politique. Ces textes introduisent notamment des mesures incitatives pour les jeunes et les femmes, ainsi qu’une interdiction de candidature pour toute personne condamnée pour corruption ou crime grave. Les candidats de moins de 35 ans pourraient, quant à eux, bénéficier d’un soutien financier couvrant jusqu’à 75 % des dépenses de campagne, un signal fort en faveur du renouvellement politique et de l’engagement citoyen.

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