Le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) a validé une revalorisation salariale de 1.500 dirhams pour les médecins internes et résidents. Cette décision met fin à plusieurs mois de tensions avec la Commission nationale des internes et résidents (CNIR).
Selon les informations d’un documment parvenu à Santé Mag, la hausse concerne les internes et résidents non contractuels, avec effet rétroactif à partir de janvier 2025. Le ministère s’engage à activer le versement dès publication de l’arrêté au Bulletin officiel.
Cette annonce intervient après une série de blocages. Les jeunes médecins dénonçaient un retard dans l’application des accords signés en mai. Certains menaçaient de reprendre les grèves, invoquant une dégradation des conditions de travail.
Les discussions entre les représentants de la CNIR et le ministère (tenues en début de semaine) ont abouti à un compromis. Outre la revalorisation, plusieurs mesures structurelles ont été actées.
Le MSPS s’engage à revoir la durée des contrats pour les résidents, actuellement fixée à huit ans. La CNIR a proposé des ajustements fondés sur des données statistiques, dans un souci d’équité entre générations.
Autre avancée : l’intégration des internes et résidents dans le futur système d’évaluation et de rémunération variable prévu dans les groupements sanitaires territoriaux.
Les indemnités de garde et d’astreinte seront également révisées. Une première revalorisation sera appliquée rapidement dans les centres hospitaliers universitaires.
Côté protection sociale, les internes et résidents non contractuels bénéficieront de l’Assurance Maladie Obligatoire. Ils auront aussi droit à une couverture contre les accidents de travail et maladies professionnelles, tout en conservant l’accès gratuit aux soins dans les CHU.
Un dispositif transitoire est prévu pour accompagner la mise en œuvre. Les concours d’internat et de résidence seront organisés uniquement après publication du décret final.

