Les maladies cardiométaboliques progressent rapidement en Afrique et devraient continuer à peser sur les systèmes de santé dans les prochaines décennies. Réunis au Caire lors du Sommet REACH 2026, des spécialistes de plusieurs pays ont échangé sur les réponses à apporter face à cette évolution.
Plus de 450 professionnels de santé issus de 15 pays africains ont participé au Sommet REACH 2026, organisé du 17 au 19 juin au Caire. Les travaux ont porté sur le diabète de type 2, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et leurs complications, avec une attention particulière portée au dépistage précoce, aux parcours de soins et aux données scientifiques les plus récentes.
Les échanges trouvent un écho particulier au Maroc. Selon la Fédération internationale du diabète (IDF), près de 2,9 millions d’adultes vivaient avec un diabète en 2024. Ce nombre pourrait atteindre 4,2 millions en 2050. À l’échelle africaine, la population concernée passerait de 52 millions à 108 millions sur la même période.
Les spécialistes ont insisté sur la nécessité d’une approche multidisciplinaire, associant médecins généralistes, endocrinologues, cardiologues, néphrologues, nutritionnistes et autres professionnels de santé. Les discussions ont également porté sur la médecine personnalisée, les données de vie réelle, les outils numériques et l’éducation thérapeutique des patients.
Le programme comprenait également des sessions consacrées à la communication scientifique et au partage des connaissances entre professionnels de santé. Organisé avec le soutien de Novo Nordisk, le sommet a réuni des experts, des universitaires et des cliniciens autour des défis liés à la prévention et à la prise en charge des maladies cardiométaboliques sur le continent.

