L’Organisation mondiale de la santé a actualisé, le 19 décembre 2025, ses données sur le virus respiratoire syncytial (VRS), une menace persistante pour la santé mondiale. L’agence onusienne alerte sur son impact massif chez les nourrissons et les personnes âgées.
Selon l’OMS, le VRS demeure l’une des principales causes d’infections respiratoires basses aiguës chez l’enfant. Chaque année, il entraîne plus de 3,6 millions d’hospitalisations et environ 100.000 décès avant l’âge de cinq ans.
Près de la moitié de ces décès concernent des nourrissons de moins de six mois. La quasi-totalité survient dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’accès aux soins reste insuffisant.
Le virus se transmet facilement par l’air ou par contact direct. La majorité des enfants sont infectés avant deux ans. Les formes graves touchent surtout les nourrissons, les seniors et les personnes atteintes de maladies chroniques.
Sur le plan clinique, l’infection débute souvent par des symptômes banals. Elle peut évoluer vers une bronchiolite sévère, une pneumonie ou une détresse respiratoire.
L’OMS souligne des avancées récentes en prévention. Des vaccins maternels et des anticorps monoclonaux existent désormais. Leur coût freine toutefois leur déploiement dans les pays les plus exposés.

