Les États-Unis ont récemment engagé un changement inédit de leur politique de vaccination infantile. Début janvier, le ministère de la Santé a retiré six vaccins de la liste des recommandations générales pour les enfants.
La décision concerne notamment les vaccins contre la grippe, les hépatites A et B, les méningocoques, les rotavirus et le virus respiratoire syncytial. Ces vaccins restent accessibles, mais ne sont plus recommandés systématiquement pour tous les enfants.
Désormais, la vaccination repose sur des indications ciblées. Elle concerne certains groupes à risque ou s’inscrit dans une décision partagée entre médecins et familles. Le calendrier passe ainsi de 17 à 11 vaccins recommandés à l’ensemble des enfants.
Les autorités américaines justifient cette réforme par une volonté de rapprochement avec certains modèles internationaux. Elles évoquent un alignement sur des pratiques observées dans plusieurs pays développés, tout en maintenant la prise en charge financière des vaccins.
Cette orientation suscite de vives réactions dans le monde médical. Des pédiatres et infectiologues alertent sur le risque d’un recul de la couverture vaccinale. Les États-Unis connaissent déjà une baisse des taux de vaccination depuis la pandémie.
Plusieurs experts rappellent que les comparaisons internationales ont leurs limites. Les contextes sanitaires, l’accès aux soins et la confiance du public diffèrent fortement d’un pays à l’autre.

