Transport funéraire : nouvelles règles sur les mentions religieuses autorisées au Maroc

Il y a du nouveau dans l’affaire des transports funéraires au Maroc. Les autorités ont procédé à une révision du cadre réglementaire encadrant le transport des dépouilles, l’inhumation et l’exhumation, après un large débat sur les réseaux sociaux.

La première version du texte avait suscité une forte réaction de l’opinion publique. De nombreux internautes ont estimé que certaines dispositions touchaient à la dimension religieuse et identitaire, dans un pays où les rites funéraires s’inscrivent profondément dans la tradition musulmane.

Dans sa version actualisée, la réglementation devrait autoriser des mentions précises sur les véhicules funéraires, dans un cadre strictement encadré. Les inscriptions admises devraient inclure notamment la Chahada, la formule « Toute âme goûtera la mort » ainsi que la mention « Transport des morts musulmans ».

L’identification du propriétaire du véhicule reste permise, mais elle doit apparaître exclusivement sur la porte arrière. Cette clarification vise à encadrer la signalétique tout en tenant compte des sensibilités culturelles et religieuses.

Des exigences sanitaires et techniques toujours renforcées

Au-delà des inscriptions, le dispositif réglementaire maintient des normes sanitaires strictes pour le transport funéraire. Les véhicules doivent disposer d’un compartiment mortuaire dédié, conçu avec des matériaux lavables et facilement désinfectables.

La présence d’un système de réfrigération adapté à la durée du transport demeure obligatoire. Les vitres doivent être teintées, non ouvrables, et une cloison doit séparer la cabine du conducteur du compartiment mortuaire.

Le texte impose également l’utilisation d’un brancard lavable répondant à des dimensions réglementaires précises. La désinfection du véhicule après chaque opération de transport constitue une exigence centrale en matière d’hygiène.

Un encadrement professionnel et sanitaire dans un secteur sensible

La réglementation confirme aussi le suivi médical périodique des conducteurs et le renforcement de la formation du personnel funéraire. Les intervenants doivent respecter des protocoles stricts en matière d’hygiène, de sécurité et de respect de la dignité des défunts.

Les dispositions relatives aux exhumations restent encadrées, notamment en cas de décès présentant un risque sanitaire. Des mesures de protection spécifiques, incluant la sécurisation du site et la désinfection, sont maintenues.

À travers cette révision, les pouvoirs publics cherchent à structurer davantage le secteur des transports funéraires, tout en conciliant impératifs de santé publique, exigences techniques et sensibilité sociétale. Ce nouveau cadre réglementaire vise à garantir des pratiques professionnelles harmonisées, dans un domaine à forte dimension sanitaire, éthique et culturelle au Maroc.

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