Trois prélèvements rénaux chez donneurs vivants ont été réalisés récemment au Maroc par l’équipe du Pr Abdeljalil Heddat, avec assistance robotique, au sein de l’Hôpital Cheikh Khalifa, dans le cadre des activités de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, afin d’améliorer la sécurité du geste chirurgical et le parcours des donneurs.
Ces interventions concernent la néphrectomie chez donneur vivant, une procédure exigeante sur les plans technique et éthique. Le donneur est une personne saine, ce qui impose de limiter au maximum les risques opératoires.
L’apport de la robotique se situe à ce niveau. Le système offre une vision tridimensionnelle et une précision accrue des gestes. Il permet une dissection fine des structures vasculaires et du pédicule rénal. Selon le Pr Heddat, cette technologie améliore le contrôle opératoire. Elle réduit les pertes sanguines et limite les complications pendant et après l’intervention.
Une amélioration du parcours donneur
Les bénéfices se prolongent après l’intervention. Les patients présentent moins de douleur, récupèrent plus rapidement et quittent l’hôpital plus tôt. Le retour à la vie quotidienne s’effectue dans des délais plus courts. Cette évolution peut influencer le recours au don vivant. L’amélioration des conditions opératoires pourrait lever certaines réticences et faciliter l’acceptation du don.
Au-delà de l’acte chirurgical, ces premières interventions s’inscrivent dans une démarche structurée. Elles participent au développement d’une expertise nationale en chirurgie robotique appliquée à la transplantation.
L’initiative repose sur un environnement intégré. L’Hôpital Cheikh Khalifa assure la prise en charge clinique, tandis que l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé (UM6SS) contribue à la formation et à la recherche.
Cette dynamique ouvre des perspectives scientifiques. Des travaux sont attendus pour comparer les résultats fonctionnels et évaluer l’impact médico-économique de cette approche. Le développement de la chirurgie robotique s’inscrit dans une stratégie plus large. Le Maroc investit dans des technologies avancées pour renforcer son offre de soins et améliorer son attractivité.
Ces trois interventions marquent une étape dans l’intégration de la robotique en transplantation rénale. Elles illustrent une évolution des pratiques vers plus de précision et de sécurité.

