Tramadol : la Sierra Leone interdit les comprimés pour lutter contre l’abus

La Sierra Leone a récemment durci sa réglementation sur le Tramadol, en interdisant l’usage des comprimés sur l’ensemble du territoire. Les autorités sanitaires autorisent uniquement les gélules dosées à 50 mg et les formes injectables, réservées strictement au milieu hospitalier.

Cette décision vise à répondre à une hausse marquée des usages non médicaux du Tramadol. Initialement indiqué dans le traitement de la douleur, cet opioïde fait l’objet de détournements répétés pour ses effets psychoactifs. Les autorités évoquent une augmentation des cas de dépendance, de troubles neurologiques et d’intoxications aiguës, notamment chez les jeunes.

Au Maroc, le cadre réglementaire repose sur une approche différente. Le Tramadol reste autorisé comme médicament, mais il est soumis à prescription médicale obligatoire. Sa délivrance s’inscrit dans un usage thérapeutique encadré, principalement pour les douleurs modérées à sévères, sous la responsabilité du médecin prescripteur.

Les autorités sanitaires marocaines intègrent le Tramadol dans les dispositifs de surveillance des médicaments à potentiel d’abus. Cette stratégie vise à limiter les usages inappropriés sans restreindre l’accès aux patients nécessitant un traitement antalgique opioïde.

La décision sierra-léonaise s’inscrit dans une tendance internationale de durcissement. Plusieurs pays, dont le Japon, l’Indonésie, l’Égypte et les Émirats Arabes Unis, ont déjà restreint ou interdit le Tramadol, selon l’East Africa Regulatory Affairs Professionals Association (EARAPA). Le cas marocain illustre une option fondée sur l’encadrement médical, cherchant un équilibre entre accès aux soins et prévention des abus.

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