Tomates marocaines : l’Apefel dénonce une campagne de désinformation

L’Association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Apefel) a réagit fermement et a dénoncé une manipulation médiatique visant à nuire à la réputation du secteur marocain de la tomate, suite à l’enquête publiée en France par l’UFC-Que-Choisir. Celle-ci met en avant la présence de pesticides dans des lots importés du Maroc et d’Espagne.

Dans un communiqué, l’Apefel exprime sa « profonde inquiétude » face à ce qu’elle qualifie de campagne de désinformation. L’association rappelle que les tomates marocaines répondent à des normes strictes, validées par des contrôles réguliers menés par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).

Selon ses chiffres, sur plus de 5.500 notifications sanitaires enregistrées dans l’Union européenne entre 2020 et 2025, à peine 49 concernaient le Maroc, soit moins de 1 %. Un résultat que l’organisation considère comme une preuve de sérieux et de transparence de la filière.

Des données « datées »

L’enquête française s’appuie, quant à elle, sur des données issues d’analyses réalisées entre 2019 et 2022 sur un échantillon limité : 174 tomates, dont 33 marocaines. Les résultats indiquent que près de 40 % des échantillons venus du Maroc ou d’Espagne contiendraient des molécules considérées comme dangereuses par les autorités européennes, contre seulement 6 % pour les tomates françaises.

L’Apefel rejette ces conclusions, estimant que l’étude ne reflète pas la réalité du terrain. L’association rappelle que la détection de « plusieurs résidus » ne signifie pas dépassement des limites maximales autorisées, et que les traces observées sont infinitésimales, donc sans risque pour le consommateur.

Pour l’Apefel, cette controverse dépasse le simple cadre sanitaire. Elle s’inscrit dans une logique de concurrence déloyale, alors que le Maroc s’est imposé depuis 2023 comme le premier fournisseur non européen de tomates sur le marché de l’Union.

L’association y voit une tentative de freiner la progression d’un secteur reconnu pour la qualité de sa production et la rigueur de ses contrôles. Elle appelle à un débat fondé sur la transparence scientifique et la coopération internationale, loin des amalgames et des discours alarmistes.

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