Santé et protection sociale : 140 milliards de dirhams à l’horizon 2026

Le gouvernement anticipe une hausse significative des financements dédiés à la santé à l’horizon 2026. Les enveloppes allouées aux secteurs de la santé et de l’éducation devraient atteindre 140 milliards de dirhams, marquant un tournant dans les priorités budgétaires nationales.

Lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, le porte-parole de l’exécutif, Mustapha Baitas, a souligné que cette dynamique s’inscrit dans un contexte de progression des recettes fiscales. Celles-ci sont projetées à 366 milliards de dirhams en 2026, contre 199 milliards en 2020. Cette évolution, selon lui, renforce la capacité de l’État à financer les réformes sociales de grande ampleur.

La santé figure au cœur de ces chantiers. Le gouvernement mise notamment sur la généralisation de la protection sociale, avec un effort particulier pour l’AMO Tadamon. Ce dispositif, destiné aux populations vulnérables, devrait mobiliser 9,5 milliards de dirhams en 2026, afin d’élargir l’accès aux soins et réduire les inégalités.

Parallèlement, les investissements publics dans les infrastructures sanitaires continuent de progresser. L’objectif consiste à moderniser les hôpitaux, renforcer les capacités d’accueil et améliorer la qualité des services. Cette stratégie vise aussi à mieux répondre aux besoins des territoires sous-dotés.

Ces orientations traduisent une évolution structurelle des politiques publiques. La santé devient un pilier de la cohésion sociale et du développement. Face au vieillissement de la population et à la montée des maladies chroniques, l’enjeu reste de garantir un financement durable, équitable et efficace du système de soins.

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