Une Britannique originaire du Yorkshire, Yvonne Ford, est décédée après avoir contracté la rage à la suite d’un contact avec un chien errant lors d’un voyage au Maroc. Le drame, confirmé par l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA), remet en lumière les risques sanitaires liés aux animaux errants dans les destinations touristiques.
Le séjour de la victime remonte à février dernier. Selon les autorités sanitaires, elle aurait été exposée au virus lors de vacances au Maroc, un pays encore concerné par des cas sporadiques de rage canine malgré les efforts de prévention. La transmission de la rage entre humains n’étant pas avérée scientifiquement, aucun risque pour le grand public n’a été identifié au Royaume-Uni. Les proches de la victime et les soignants qui l’ont prise en charge sont toutefois suivis à titre préventif, avec la possibilité d’une vaccination.
La rage est une maladie virale rare mais presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Elle s’attaque au système nerveux central et se transmet par morsure, griffure ou léchage d’un animal infecté. En revanche, si un traitement post-exposition est administré rapidement, il peut empêcher l’évolution de la maladie.
« Si vous êtes mordu, griffé ou même léché par un animal dans une région où la rage circule, il est essentiel de laver immédiatement la plaie avec de l’eau et du savon, et de consulter sans attendre un médecin », a rappelé la Dre Katherine Russell, responsable des infections à l’UKHSA.
L’agence britannique recommande aux voyageurs de se renseigner avant leur départ, notamment sur la possibilité d’une vaccination préventive. En Afrique et en Asie, la rage reste endémique dans plusieurs zones, y compris dans certaines régions touristiques.
Au Maroc, le ministère de la Santé et de la Protection Sociale mène régulièrement des campagnes de sensibilisation, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Toutefois, le phénomène des chiens errants continue de poser un défi en matière de santé publique. Le cas d’Yvonne Ford rappelle l’importance de renforcer les dispositifs de prévention, d’information et de gestion des populations animales, pour protéger à la fois les citoyens et les visiteurs.

